"Bon, mais pas assez"
Malgré les actions, les oiseaux migrateurs toujours en
déclin.
Les actions globales pour la protection des oiseaux d’eau
migrateurs sont entrain de perdre la course face au développement
économique. En conséquence, nombre d'espèces diminuent rapidement.
Mais dans les secteurs où les gouvernements travaillent pour
protéger des sites le long des voies migratoires importantes, les
résultats sont prometteurs. C'est la conclusion d'une réunion tenue
à la Haye avec les ministres de la Nature du Royaume Uni et des
Pays Bas ainsi qu’avec les Secrétaires généraux des conventions
mondiales, soutenus par des experts de partout dans le monde.
Aujourd'hui, (lundi 12 mars) à la Haye, le ministre
britannique de l'Environnement, Barry Gardiner Membre du Parlement,
Mme Gerda Verburg, ministre hollandais de l'Agriculture, de la
Nature et de la Qualité de l’Alimentation, les Secrétaires généraux
de la convention de Ramsar sur les zones humides, de la Convention
des Nations Unies sur les Espèces migratrices, de l'Accord
Afrique-Eurasie sur les Oiseaux d’eau migrateurs et des experts du
monde entier se sont réunis pour lancer un nouveau guide global de
conservation : Les oiseaux d’eau autour du monde . Ils ont
discuté le besoin d’une plus grande action globale pour la
protection future des oiseaux d’eau et de leurs habitats.
La portée globale des Oiseaux d’eau autour du monde
est de donner une vue d'ensemble unique de l'état actuel des
oiseaux d’eau du monde et de documenter des exemples sur les
meilleures pratiques à partir d’actions réussies entreprises dans
plusieurs pays. Elle présente également de nouvelles données
essentielles de 162 pays sur 614 espèces d’oiseaux d’eau, y compris
170 qui sont actuellement répertoriés comme globalement
menacés.
Il y a trois ans, les experts techniques et les
décideurs politiques du monde entier se sont réunis à Édimbourg
pour discuter comment protéger les oiseaux d’eau migrateurs et les
zones cruciales dont ils dépendent. Le résultat de cette conférence
fut la déclaration d'Édimbourg, une liste d'actions pour des
gouvernements. Aujourd'hui, avec la présentation de
l’impressionnant livre les Oiseaux d’Eau autour du Monde,
les experts ont regardé en arrière sur ce qui a été réalisé et
regardé devant vers ce qui est nécessaire.
Le message principal de la réunion était qu’en dépit des
efforts globaux de conservation, les oiseaux d’eau sont mis à
l'écart par le développement économique. Trop peu de mesures de
conservation actuellement sont entreprises pour des espèces
globalement menacées. En conséquence, beaucoup de zones humides
d'importance critique pour les migrateurs de longue distance ont
été dégradées et beaucoup de populations des oiseaux disparaissent.
Ceci en raison de la perte et de la dégradation des zones humides,
et aussi bien que des impacts de la pollution et de la chasse qui
peuvent être non durables.
Afin de faire face au déclin des oiseaux d’eau, le
besoin global est pour que l'action intersectorielle stoppe et
inverse la perte et la dégradation des zones humides. En employant
une « approche voie de migration », la conservation des
zones humides contribuera à la survie des oiseaux d’eau aussi bien
qu'aux conditions de vie des personnes. Actuellement, la plupart du
développement infrastructurel le plus important a lieu dans
l'ignorance de ces implications et beaucoup ont un large impact sur
les voies de migration. L'action internationale est trop faible ou
non coordonné et la gamme des services et des valeurs des zones
humides sont en grande partie ignorées dans les processus de
planification. Ceci conduit à d’autres cycles de dégradation des
zones humides, de pauvreté et de perte d'e spèces. Nous identifions
trois priorités principales pour une action globale accrue sur les
voies de migration :
Agir pour sauvegarder les zones humides et les
oiseaux d’eau
• prévenir et inverser la perte et la dégradation des oiseaux
d’eaux dans les sites critiques connus de zones humides (pour la
biodiversité et les conditions de vie locales)
• Mettre en œuvre des plans de rétablissement pour les espèces
d’oiseaux d’eau globalement menacées
• prendre des mesures internationales de contrôle des captures
illégales, non rapportées et non réglementées des pêcheries à
l’exemple des albatros
Améliorer la collaboration
internationale
• Renforcer le pouvoir local des populations pour
l'utilisation rationnelle des zones humides et appuyer la mise en
réseau entre les personnes connectées aux sites le long des voies
de migration
• établir et étendre les accords et les mécanismes formels de
collaboration pour la conservation des voies de migration entre les
pays et impliquer tous les secteurs clé
• Améliorer la connaissance de la dynamique des populations
d’oiseux d’eau à l’échelle des voies de migration.
En Europe où les gouvernements ont travaillé pour
protéger les sites, les espèces et les habitats le long des voies
de migration importantes, du progrès dans la bonne conservation a
été fait bien que des défis y demeurent également. Dans d'autres
régions du monde les résultats sont très différents.
En Europe, l'Union européenne a été une
force d'entraînement derrière de vastes mesures continentales de
conservation pour les oiseaux d’eau pendant presque trois
décennies. Les différents gouvernements ont été actifs et ont
soutenu des mesures plus larges de conservation le long des voies
de migration d'Afrique-Eurasie. Cependant, un grand nombre
d'espèces diminuent notamment par suite de l'intensification
agricole. La conservation des oiseaux d’eau et des zones humides
est toujours un secteur fragile du développement durable en
Europe.
Dans l'Est et le Sud-est asiatique, les
mesures de conservation des voies de migration sont encore peu
développées. Le développement économique rapide a mené à la
réclamation des terres, à la chasse et à la pollution accrues. Trop
peu d'espèces et leurs habitats sont protégés. L'application de la
protection est notablement absente. La coopération
intergouvernementale pour protéger des voies de migration de longue
distance est pauvrement développée. Un exemple choquant de ces
problèmes est dans la région de mer Jaune, où un projet de
réclamation des terres côtières à Saemangeum en Républiq ue de
Corée a été mené en avril 2006. Ce projet a détruit un total de 401
kilomètres carrés de vasières intertidales, autrefois l’un des plus
importants sites de zones humides pour les oiseaux d’eau migrateurs
en Asie. Il était d’une importance internationale pour les
populations en danger critique comme le bécasseau et de chevalier
aboyeur de Nordmann. D’autres réclamations de terre pour le
développement dans la région de mer Jaune sont projetés dans le
futur.
En Asie centrale, les initiatives
prometteuses se dirigent maintenant vers la coopération
gouvernementale sur la voie de migration de l’Asie centrale. Une
réunion à New Delhi durant l’été de 2006 était un bon début. L'ONG
mondiale Wetlands international mène ces initiatives, en
travaillant étroitement avec Birdlife International. Cependant,
beaucoup de pays dans cette région ont des économies en transition,
et les mesures de conservation sont toujours à un bas niveau de
priorité.
Les Amériques
Les mesures nord-américaines de conservation des voies de migration
sont de beaucoup comparables à l'Europe. Les politiques de
conservation sont bien développées et mises en oeuvre. L'évaluation
récente de Wetlands international des tendances de populations
d’oiseaux d’eau (Waterbird population Estimate 4) montre que ces
mesures ont un impact positif. En Amérique du Sud et dans les
Néotropiques, quelques uns des pays ont fait des progrès dans la
conservation des oiseaux d’eau. Par exemple, en novembre 2006
l'Argentine et le Chili ont signé un protocole d'acc ord pour la
conservation de l'oie vermeil le long de sa voie de migration.
Cette oie menacée migre entre les zones de reproduction dans le sud
de la Patagonie méridional (l'Argentine et le Chili) et les zones
d’hivernage dans le Centre Est de l’Argentine. Cependant, il y a en
cela une nécessité pressante de plus de coopération internationale
pour faire progresser ce travail. Des mécanismes pour une meilleure
collaboration internationale concernant les voies de migration à
travers les Amériques sont toujours en cours de
planification.
En Afrique, beaucoup d'espèces
d’oiseaux d’eau menacées à cause de la dégradation de leurs zones
d’hivernage (due à la pollution, à la réclamation de terres et aux
développements urbains). Cependant, la connaissance requise pour
les conserver efficacement reste limitée. Cependant, des activités
sont entreprises en ce moment par l'intermédiaire de l'Accord sur
les oiseaux d’eau migrateurs d’Afrique-Eurasie. Un bon exemple de
ceci est le projet financé par les Nations Unies Wings over
Wetlands, qui soutient l'exécution des mesures de conservation du
réseau critique de sites critiques nécessaire s à ces oiseaux pour
accomplir leur cycle annuel.
Pour plus d'informations sur les voies de migration
globales :
Wetlands International
Alex Kaat : (Directeur de communications)
+ 31 (6) 50 60 1917 ;
Pour plus d'informations sur des activités au Royaume
Uni :
JNCC Équipe de communications
01733 866839 ;
Pour l'information sur le lancement et sur la conférence
d'Edimbourg en 2004 ; aller à www.wetlands.org. À partir du 12
mars, la publication peut être téléchargée de www.jncc.gov.uk/worldwaterbirds.